Exposition comparative

Une exposition qui explore les formes, les fonctions et les matériaux des masques et objets sacrés d’Afrique de l’Ouest et centrale.

À propos de l’exposition

Pour sa nouvelle exposition, le Musée des Masques d’Afrique présente une sélection de 73 objets, composée exclusivement de masques et d’objets sacrés issus de plusieurs pays africains.

Cette exposition s’inscrit dans une démarche comparative qui invite les visiteurs à observer, comprendre et confronter les traditions culturelles à travers les formes, les fonctions et les techniques de fabrication des masques.

Elle vise à mettre en lumière les similitudes et les différences entre les cultures d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale, tout en soulignant l’importance du masque dans les sociétés traditionnelles africaines.
L’exposition s’inscrit dans une vision panafricaine du patrimoine culturel africain.

Les trois axes de comparaison

Les formes

Les masques exposés montrent des formes anthropomorphes et zoomorphes révélant la créativité et les symboles culturels.

Les fonctions

Chaque masque remplit un rôle précis : rites funéraires, initiation, protection, justice traditionnelle ou célébrations communautaires.

Les matériaux

Bois, caolin, raphia, tissus, perles, cornes, pigments, témoignent du savoir-faire artisanal et de la richesse des traditions africaines.

Réjouissances

L’éducation et le divertissement sont partie intégrante de l’épanouissement de toute communauté humaine. En Afrique, ils sont souvent liés. Les masques, en raison du respect qu’ils inspirent à la communauté sont un moyen privilégié de communication. Ils peuvent sortir du cadre rituel réservé aux initiés pour intervenir également dans les manifestations festives et éducatives du grand public.

Le masque 《Guèlèdè》 chez les Yoruba par exemple participe aux festivités. Dans sa prestation de jour dénommée Guèlèdè, Il danse pour distraire le public; il profite de la liesse générale pour éduquer et transmettre un message sur un sujet particulier qui est symbolisé par la sculpture au sommet du masque. Les chants accompagnant la danse du masque renforcent le message à délivrer. Et alors, danse qui veut…

Savez-vous que le 《Guèlèdè》 est dansé par les hommes en l’honneur des femmes? Pour la circonstance, ils se déguisent pour leur ressembler. L’affirmation peut donc être fausse qui fait de la femme en Afrique un sujet de devoir dépourvu de tout droit.

Spectacles et émotions fortes: le masque 《Zangbéto》 s’illustre particulièrement chez les goun avec des spectacles vivants et des démonstrations de forces magiques qui rencontrent un succès énorme auprès des populations.

Rituels et pouvoirs

Le rituel fait partie de bien des éléments de la vie sociale des sociétés traditionnelles en Afrique. Il confère systématiquement un certain pouvoir à celui ou celle qui en est responsable.

Dans toute communauté organisée, une hiérarchie s’impose aussi bien au niveau social que spirituel.

Comment le pouvoir se manifeste t’il dans les sociétés secrètes? Quel pouvoir est concédé au chef spirituel de la communauté?

Chez les Nago Yoruba du Bénin et du Nigéria, la société secrète du Guèlèdè est dirigée par une femme 《lya Alashè》, ce qui signifi《mère puissante》.

Tout le rituel qui entoure la sortie du masque se fait avec la participation active et la bénédiction de cette grande prêtresse.

En République Démocratique du Congo le N’doki est un symbole de pouvoir traditionnel et spirituel conféré au roi.

Circoncision et funérailles

En Afrique, le passage à l’âge adulte et le décès d’une personne constituent des événements majeurs de la vie. En Afrique centrale et de l’ouest, les masques sont fortement impliqués dans les rituels initiatiques incluant la circoncision, les rites funéraires, les rites cultuels, les hommages aux esprits de la nuit etc.

Circoncision: les peuples CHOKWE, YAKA, HOLO, LUBA, KUBA ont en commun, la participation active des masques dans l’épreuve de la circoncision. La collecte de vivre qui précède la cérémonie est faite avec un masque et la sortie des nouveaux circoncis se présente également avec une variété de masques.

Pont entre vivants et morts: Aussi bien en Afrique centrale qu’occidentale, le masque fait un pont entre les vivants et les morts. En effet, chez les Yoruba du Bénin et du Nigeria, la mort n’est qu’un passage « de l’autre côté » et les morts continuent de faire partie de la famille. Pour établir le pont entre le monde des vivants et des morts, le masque Egun-gun c’est-à-dire《revenant》 fait sa sortie pour faire passer les messages aux vivants. En Afrique centrale les masques interviennent aussi dans les rites funéraires pour communiquer avec l’au-delà.

Expérience immersive et éducative

Chaque visite est accompagnée d’une médiation culturelle permettant aux visiteurs de mieux comprendre la signification des objets exposés, leurs usages rituels et leur place dans la société traditionnelle africaine.

L’exposition s’adresse aussi bien aux touristes, aux élèves, aux chercheurs qu’aux passionnés de culture africaine.

Plongez dans un voyage culturel inoubliable

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Nous serons ravis de vous guider dans la découverte de notre patrimoine culturel et de répondre à toutes vos questions.